November 16, 2019

J’utilise le numérique de manière raisonnée

Avec près de 4% des émissions de CO2 mondiales, le numérique pollue plus que le transport aérien.

La pollution numérique, c’est la pollution générée :
  • par la production et la gestion de fin de vie de nos appareils électriques,
  • par l’utilisation et la consommation énergétique des équipements,
  • et par le fonctionnement du réseau internet.

Les appareils numériques ont des conséquences environnementales tout au long de leur cycle de vie (extraction des matières premières, pollution industrielle de la fabrication, besoin en énergie lors de l’utilisation, obsolescence programmée encore trop présente, élimination en fin de vie). L’obsolescence programmée peut être physique mais bien souvent culturelle (pression de la mode et du marketing) et participe à accroitre l’empreinte écologique de nos appareils.

Pour réduire l’empreinte numérique des équipements, on peut :
  • s’équiper léger et acheter responsable : acheter selon ses besoins, dire non aux objets connectés, acheter d’occasion ou reconditionné
  • ne pas suivre les modes et adopter une “low tech” attitude: ne pas renouveller mon appareil tous les ans, bien réflechir à mes besoins (par exemple: ai-je vraiment besoin d’un smartphone avec 4 appareil photos ?).
  • limiter leur consommation d’énergie : ne pas les laisser allumés en permanence, régler le mode économie d’énergie, débrancher les box internet et boîtiers TV quand ils ne sont pas utilisés
  • prolonger leur durée de vie : les entretenir, les protéger, les réparer en cas de panne
  • recycler ses déchets électroniques et électriques, piles et batteries, dans un point de collecte agréé

L’utilisation du réseau internet nécessite le stockage de données dans des Data Centers. Ces derniers fonctionnent en continu et sont très gourmands en énergie (fonctionnement des ordinateurs et refroidissement de la chaleur produite par les serveurs).

A titre individuel, je peux agir en réduisant ma consommation de données. Voici quelques idées :
  • adopter une gestion responsable des e-mails : réduire le nombre de destinataires, éviter les pièces jointes trop lourdes, nettoyer sa boîte mail en supprimant les e-mails inutiles et en se désabonnant des newsletters que l’on ne lit pas (avec Cleanfox par exemple)
  • limiter les requêtes web : taper directement l’adresse d’un site, créer des raccourcis vers ses sites favoris plutôt que d’utiliser les moteurs de recherche, limiter le nombre d’onglets ouverts et inutilisés
  • gérer la production et le stockage de ses données : stockage en local des données non partagées, partages par clés USB ou si besoin par un service comme WeTransfer qui supprime les fichiers au bout d’une semaine, trier, organiser et jeter les données inutiles (fichiers, photos, applications, …)
  • adopter une consommation responsable de la vidéo en ligne : diminuer la qualité de visionnage pour diminuer le flux de données, retirer la fonction lecture automatique, regarder la TNT plutôt qu’en streaming ou en ADSL
  • utiliser la connexion WIFI plutôt que la 4G, plus gourmande en énergie


Pour aller plus loin :
  • j’utilise un smartphone éco-responsable : le Fairphone. Il est conçu avec des éléments et des composants électroniques recyclés et responsables, et est facilement réparable s’il tombe en panne.
  • je cherche des informations sur comment réparer mes appareils en cas de panne (Par exemple ifixit.com) .
  • j’utilise un moteur de recherche écoresponsable (Ecosia, Lilo, Ecogine) grâce auquel les revenus publicitaires générés par les recherches permettent de financer des projets d’ONG autour du monde
  • j’opte pour un fournisseur d’électricité verte (électricité produite à partir de sources renouvelables comme l’énergie solaire, éolienne, hydraulique ou géothermique)

Pour en savoir plus :